VOTRE TOP 5


Je vous invite à publier sur cette page votre TOP 5.

On a tous eu un jour un texte qui a provoqué en nous l’émerveillement, la joie ou la tristesse.

Ce qui est sûr, c’est qu’à partir de ce jour, plus rien n’était pareil.

Quelque chose à changer dans notre vie. On ne voit plus la réalité de la même façon.

Ces textes, je vous invite à les partager sur la page de ce blog. Ils changeront peut-être aussi la vie d’un autre internaute.

La langue anglaise propose parfois des raccourcis qui exprime parfaitement le sens de ce que l’on veut dire, c’est la raison pour laquelle j’ai intitulé ce blog MORE THAN WORDS.

 

Merci pour votre participation.

 

Denis Gentile

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commentaires
  1. Voici mon top 5 des textes qui m’ont marquée. Il y en a en français et en anglais, je n’ai pas trouvé les traductions..

    1) Antigone de Jean Anouilh
    Comprendre… Vous n’avez que ce mot-là dans la bouche, tous, depuis que je suis toute petite. Il fallait comprendre qu’on ne peut pas toucher à l’eau, à la belle et fuyante eau froide parce que cela mouille les dalles, à la terre parce que cela tache les robes. Il fallait comprendre qu’on ne doit pas manger tout à la fois, donner tout ce qu’on a dans ses poches au mendiant qu’on rencontre, courir, courir dans le vent jusqu’à ce qu’on tombe par terre et boire quand on a chaud et se baigner quand il est trop tôt ou trop tard, mais pas juste quand on en a envie ! Comprendre. Toujours comprendre. Moi, je ne veux pas comprendre. Je comprendrai quand je serai vieille. (Elle achève doucement .) Si je deviens vieille. Pas maintenant.

    2) Wuthering Heights (Les Hauts de Hurlevent) – Emily Bronte
    Because misery, and degradation, and death, and nothing God or Satan could inflict would have parted us, you, of your own will, did it. I have not broken your heart — you have broken it; and in breaking it, you have broken mine. So much the worse for me, that I am strong. Do I want to live? What kind of living will it be when you——oh, God! would you like to live with your soul in the grave?

    3) The Road not Taken – Robert Frost
    Two roads diverged in a yellow wood,
    And sorry I could not travel both
    And be one traveler, long I stood
    And looked down one as far as I could
    To where it bent in the undergrowth;

    Then took the other, as just as fair,
    And having perhaps the better claim,
    Because it was grassy and wanted wear;
    Though as for that the passing there
    Had worn them really about the same,

    And both that morning equally lay
    In leaves no step had trodden black.
    Oh, I kept the first for another day!
    Yet knowing how way leads on to way,
    I doubted if I should ever come back.

    I shall be telling this with a sigh
    Somewhere ages and ages hence:
    Two roads diverged in a wood, and I—
    I took the one less traveled by,
    And that has made all the difference.

    4) La Nuit des Temps – Barjavel
    Je suis entré, et je t’ai vue. Et j’ai été saisi aussitôt par l’envie furieuse, mortelle, de chasser, de détruire tous ceux qui, là, derrière moi, derrière la porte, dans la sphère, sur la glace, devant leurs écrans du monde entier, attendaient de savoir et de voir. Et qui allaient TE voir, comme je te voyais. Et pourtant, je voulais aussi qu’ils te voient. Je voulais que le monde entier sût combien tu étais merveilleusement, incroyablement, inimaginablement belle. Te montrer à l’univers, le temps d’un éclair, puis m’enfermer avec toi, seul, et te regarder pendant l’éternité.

    5) The Catcher in the Rye (l’Attrape-coeur) – Salinger
    Anyway, I keep picturing all these little kids playing some game in this big field of rye and all. Thousands of little kids, and nobody’s around – nobody big, I mean – except me. And I’m standing on the edge of some crazy cliff. What I have to do, I have to catch everybody if they start to go over the cliff – I mean if they’re running and they don’t look where they’re going I have to come out from somewhere and catch them. That’s all I do all day. I’d just be the catcher in the rye and all. I know it’s crazy, but that’s the only thing I’d really like to be.

  2. Vanessa dit :

    Non pas par ordre de préférence mais plutôt par genre :

    Jane Eyre : livre lu alors que j’avais à peine dépassé ma première décennie, il m’a permis de comprendre que l’on est seul maître de son destin et que la condition féminine (contrairement à mes modèles de cette époque, du moins à la façon dont je les voyais) ne voulait pas dire servitude ni résignation, bien au contraire.

    Fleur du Mal, Baudelaire. Un classique, je vous l’accorde mais je ne compte pas le nombre de lectures ni le nombre d’années que ce livre a passé sur ma table de chevet. Il m’a fait découvrir la beauté des mots, leur rythmique, leur symphonie, leur profondeur.

    Le cycle de « L’assassin royal », Robin Hobb. Pas tant pour l’histoire que pour l’attachement aux personnages au fil des livres. Lorsque j’ai fini le dernier tome j’ai eu l’impression de dire au revoir à des amis très chers.

    Jessie, Stefen King : parce que c’est le premier (mais pas le dernier!) thriller qui m’a tenu en haleine de la première à la dernière page, sans que le sommeil ne soit envisageable avant la fin.

    Le Démon et mademoiselle Prym, Paulo Coehlo. Tout le monde préfère l’alchimiste, mais c’est une question d’affinités sur le sujet je présume.

    Cette liste est à ettofer encore puisque je débute un nouveau genre : le roman historique avec les guerres napoléoniennes ainsi que l’histoire réunionnaise.

  3. rouweida dit :

    Mes TOP 5

    1..Bien sûr, le sujet est traité ici avec humour ! Mais pourtant, il nous force à réfléchir ! Leopold Sedar Senghor, ancien président du Sénégal…qui a grandit sous la colonisation française.
    Cher frère blanc,
    Quand je suis né, j’étais noir,
    Quand j’ai grandi, j’étais noir,
    Quand je suis au soleil, je suis noir,
    Quand je suis malade, je suis noir,
    Quand je mourrai, je serai noir.

    Tandis que toi, homme blanc,
    Quand tu es né, tu étais rose,
    Quand tu as grandi, tu étais blanc,
    Quand tu vas au soleil, tu es rouge,
    Quand tu as froid, tu es bleu,
    Quand tu as peur, tu es vert,
    Quand tu es malade, tu es jaune,
    Quand tu mourras, tu seras gris.

    Alors, de nous deux,
    Qui est l’homme de couleur ?

    2… »Le monde entier est un théâtre,
    Et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs.
    Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles. »
    [William Shakespeare]
    Extrait de « Comme il vous plaira »

    3..Un passage de « sous le pont Mirabeau« , de Guillaume Appolinaire.
     » L’amour s’en va comme cette eau courante
    L’amour s’en va
    Comme la vie est lente
    Et comme l’Espérance est violente

    Vienne la nuit sonne l’heure
    Les jours s’en vont je demeure

    Passent les jours et passent les semaines
    Ni temps passé
    Ni les amours reviennent…. »

    4….Un extrait des poèmes de Verlaine, « chanson d’automne »
    Les sanglots longs
    Des violons
    De l’automne
    Blessent mon coeur
    D’une langueur
    Monotone.

    Tout suffocant
    Et blême, quand
    Sonne l’heure,
    Je me souviens
    Des jours anciens
    Et je pleure

    Et je m’en vais
    Au vent mauvais
    Qui m’emporte
    Deçà, delà,
    Pareil à la
    Feuille morte.

    5…Une des citations de Socrate, valable pour tous les temps.

    « N’oublie jamais que tout est éphémère, alors tu ne seras jamais trop joyeux dans le bonheur, ni trop triste dans le chagrin. »

  4. En numéro 1 : Marcel Pagnol qui écrivait avec l’accent et qui m’a certainement sensibilisée à l’amour des mots, je l’associe à mes souvenirs d’enfance.

    « Ce que j’écoutais, ce que je guettais, c’étaient les mots, car j’avais la passion des mots ; en secret, sur un petit carnet, j’en faisais une collection, comme d’autres font pour les timbres. J’adorais grenade, bourru, vermoulu et surtout manivelle ; et je me les répétais souvent quand j’étais seul, pour le plaisir de les entendre. Mon père et mon oncle encourageaient cette manie, qui leur paraissait de bon augure, si bien qu’un jour, et sans que ce mot se trouvât dans une conversation (il en aurait été le premier surpris), ils me donnèrent anticonstitutionnellement en me révélant que c’était le mot le plus long de la langue française. Il fallut me l’écrire sur la note de l’épicier que j’avais gardée dans ma poche. Je le recopiais à grand-peine sur une page de mon carnet, et je le lisais chaque soir dans mon lit ; ce n’est qu’au bout de plusieurs jours que je puis maitriser ce monstre. »

    La Gloire de mon Père Marcel Pagnol

    En numéro 2 : Franck Herbert, après l’enfance, l’adolescence avec cet auteur fabuleux qui a crée un univers totalement novateur.

    « La litanie contre la peur :
    Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l’esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l’oblitération totale. J’affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon oeil intérieur sur mon chemin. Et là où elle sera passée, il n’y aura plus rien. Rien que moi. »

    Dune Frank Herbert

    En numéro 3 : on mûrit et on commence à s’intéresser à la philosophie, Marcel Proust ou la nostalgie revisitée…

    « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « Je m’endors. » Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le sommeil m’éveillait ; je voulais poser le volume que je croyais avoir dans les mains et souffler ma lumière ; je n’avais pas cessé en dormant de faire des réflexions sur ce que je venais de lire, mais ces réflexions avaient pris un tour particulier ; il me semblait que j’étais moi-même ce dont parlait l’ouvrage : une église, un quatuor, la rivalité de François Ier et de Charles-Quint. »

    Du côté de chez Swann Proust

    En numéro 4 : le formidable Bernard Werber et ses fourmis ou l’art de porter un regard neuf sur le monde qui nous entoure.

    « Le temps que vous lisiez ces lignes, sept cents millions de fourmis seront nées sur la planète. Sept cents millions d’individus dans une communauté estimée à un milliard de milliards, et qui a ses villes, sa hiérarchie, ses colonies, son langage, sa production industrielle, ses esclaves, ses mercenaires… Ses armes aussi. Terriblement destructrices. Lorsqu’ il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle entomologiste, Jonathan Wells est loin de se douter qu’il va à leur rencontre. A sa suite, nous allons découvrir le monde fabuleusement riche, monstrueux et fascinant de ces ‘infra-terrestres’, au fil d’un thriller unique en son genre, où le suspens et l’horreur reposent à chaque page sur les données scientifiques les plus rigoureuses. Voici pour la première fois un roman dont les héros sont des… fourmis ! »

    Les fourmis Bernard Werber

    En numéro 5 : un proverbe que j’affectionne tout particulièrement et dont j’ai fait un credo :

    Ne jamais reporter au lendemain ce que l’on peut faire le jour même.

    Quelle excellente initiative de nous amener à réfléchir sur les lectures, les mots qui ont marqué et peut être changé votre vie ! Bonne continuation.

  5. Eric dit :

    Merci Denis pour cette idée et merci à vous tous de me permettre de découvrir de si beaux textes. Je ne vais pas y ajouter les miens mais vous parlez d’une initiative de découverte de textes publiés par des professionnels dans les HUBs du réseaux Viadéo. J’en ai fait un concours des billets les plus lus et commentés. Il n’y a rien à gagner. Seulement le plaisir de lire, de découvrir des sujets et des commentaires, de peut être faire de belles rencontres et bientôt de nous montrer vos préférés http://bit.ly/gFNdAb

  6. Eric dit :

    Cette belle initiative mérite d’être plus connue.

    Le Top 5 des textes qui provoquent en nous l’émerveillement, la joie ou la tristesse http://bit.ly/gstdMF

  7. Elise Walter dit :

    Classement très arbitrairement établi, bien plus de 5 livres ayant infléchi ma vie.

    – Ulysse (à la préférence du babélien « Finnegans wake ») – JOYCE : la plus grande révolution narrative et stylistique du XXes devant Céline.

    – La nuit des rois – SHAKESPEARE : une dramaturgie enlevée de l’ambivalence

    – Big Sur – KEROUAC : le roman d’une génération – plus fort que Sur la route – dans l’épure d’une New york beatnik

    – Pensée sur la comète – Pierre BAYLE : consécration du libertinage érudit, triomphe de la culture et de la science sur l’ignorance

    – L’Afrique fantôme – Michel LEIRIS, un grand « roman » anthropologique, un essai de décentrement et hommage à ce continent pillé.

    Mais aussi : tout Marivaux, Denis Levertov, Marguerite Yourcenar, Alexandra David Neel, Borges, Saint-Just, Condorcet. Récemment chez La Pléïade l’excellente anthologie de Théâtre Elizabéthain. Ou l’évocation documentée de la conquista dans Rouge Brésil de JC Rufin. Et enfin, par son sujet admirablement traité, le roman biographique « Pierre-Auguste Renoir, mon père » par son fils, cinéaste, Jean.

  8. liliba dit :

    Comment se résoudre à n’en citer que 5 quand on est lectrice depuis toujours et amoureuse des mots et des livres ?

    Je vais donc tricher un peu… Les cinq :

    Les liaisons dangereuses – Laclos ; lu et relu, j’aime la fierté poussée à l’extrème, l’amour qu’on ne veut s’avouer, ni à l’autre ni à soi-même, et la fin tragique… Et puis le style, ah, le style, un bonheur !

    Les cavaliers – Kessel ; pour le souffle du vent, l’amour des grands espaces, la liberté et l’honneur. Une épopée magnifique et de beaux portraits de paysages et d’hommes. Dépaysement total.

    Belle du seigneur – Cohen ; l’amour, l’amour. Que dire de plus ?

    Les fleurs du mal – Baudelaire ; à lire, relire et lire encore, pour s’enivrer de mots et de rimes et se laisser bercer.

    Candide – Voltaire ; pour l’impertinence et l’humour.

    Mais aussi…
    La Comtesse de Ségur qui a bercé mon enfance
    la poésie de Nerval et tout Musset (poète, prends ton luth…)
    La nuit des temps de Barjavel, mon roman de chevet d’adolescente, avec Vipère au poing…
    le théâtre de Beaumarchais
    Reth et Scarlett chez Margaret Mitchell (surtout Reth !)
    Shakespeare, que je regrette bien être incapable de lire en VO
    les soeurs Bronte
    Buzzati et le Désert des tartares…
    Le parfum de Süskind, lu en français et en vo, celui-ci !

    et d’autres, tant d’autres…

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